La méditation avec DMMTV

Méditer avec nous consiste à apprendre à nos esprits de se libérer du flot incessant des pensées et des émotions qui est à l’origine de notre stress, notre fatigue et notre manque d’organisation.

Apprendre à se poser, à se centrer, à respirer, obtenir un calme intérieur et apaiser l’esprit. Il s’agit d’être présent, dans une attention à son souffle et à ses sensations corporelles.

Les chercheurs ont montré que la méditation a pour effets d’obtenir une meilleure capacité d’attention et de concentration, de réguler les émotions et de synchroniser les différentes zones cérébrales : intéressant pour nous autres, non ? Sa pratique régulière agit contre les troubles de l’anxiété et le syndrome dépressif.

F. Varela : chercheur au CNRS puis directeur du laboratoire de neurosciences cognitives et d’imageries cérébrales à l’hôpital Pitié-Salpêtrière à Paris.

A. Lutz : directeur de recherche à l’INSERM de Lyon,
Il a publié des études sur les effets de la méditation sur le cerveau.

Bibliographie – Frédéric Lenoir : Philosopher et méditer avec les enfants (Ed. Albin Michel), Christophe André : Méditer, jour après jour (Ed. L’iconoclaste), Eline Snel : Calme et attentif comme une grenouille

Le mal-être chez les enfants différents : Dys, TDA, TSLA…

Quand on me demande quelles sont les conséquences des troubles DYS sur la vie quotidienne, j’en cite quelques unes : la fatigue cognitive, la double tâche permanente, les difficultés d’apprentissage, les relations sociales… Aujourd’hui, focus sur une réalité réccurente : le mal-être.

Le témoignage de Julie :
C’est un appel au secours que je lance. Mon fils de 8 ans est très très mal. Je n’ai plus de mots, je ne sais plus quoi faire. Il a un mal-être terrible au point où il a essayé de mettre fin à ses jours il y a pas longtemps. « Heureusement » il n’a pas pris quelque chose de méchant mais le geste est là. Il vient de me dire qu’un copain fêtait son anniversaire et qu’il était le seul garçon à ne pas être invité. La raison : tu es trop différent de nous. 
 Mon fils a voulu expliquer à ses camarades son handicap et du coup plus personne ne veux lui parler. Je me suis dis que peut être il exagérait. Hier on est allé à son école. Il m’a demandé d’aller jouer avec ses copains, j’ai dit oui. Je voulais voir comment les autres se comportaient avec lui et là, j’ai eu la vision de ce que vivait mon fils. A peine s’est-il approché qu’un garçon l’a roué de coups. Mon fils ne bougeait pas comme si c était normal. Les autres le regardaient en rigolant. Juste après ils sont tous partis jouer plus loin et mon fils est resté planter là.

La réponse de Victoria : Je sais ce que c’est, ayant vécu cela plus jeune. Si le problème persiste, enlevez-le de cette école… Les enfants sont tellement méchants entre eux, bien sûr devant l’équipe pédagogique ils ne laisseront rien voir mais quand ils auront le dos tourné ils recommenceront. Courage et montrez à votre fils qu’il est normal et que ce sont les autres qui ne le sont pas.

La réponse et le témoignage de Mesia : J’ai vécu le harcèlement scolaire étant plus jeune, et j’étais toujours seule et brimée. A ce moment je crois que si j’avais pu j’aurai pendant un moment j’aurai aimé faire une pause, changer d’école, ou même ne plus aller à l’école pendant un moment (structure autre, instruction familiale ), cela m’aurait évité d’avoir vécu tant de souffrance, et de faire encore aujourd’hui des cauchemars à presque 40 ans ( c’est quand même dingue d’en arriver là). Maintenant que je suis adulte, je me dis que j’aurais pu les ignorer, les envoyer balader et rester seule car finalement il vaut mieux rester seule que mal accompagnée …Mais quand on est petit on aime pas être a l’écart et se sentir différent. On a honte de ne pas avoir de copain, comme tout le monde. Cela, je l’ai vécu. Par contre, cela change en grandissant, il faut qu’il le sache !! Malgré tout ce que j’ai vécu, je suis heureuse maintenant et j’ai ma petite famille, un fils que j’aime par dessus tout. Je suis restée solitaire, mais ce n’est plus un malheur pour moi car j’ai tellement de hobbies et un petit cercle de personnes que j’apprécie, que cela me suffit pour être heureuse. Pas besoin de plus. Courage, car certains enfant sont vraiment méchants, et font mal pour le plaisir. Quand aux autres élèves plutôt sympas, beaucoup ne s’approchent pas de l’élève mal aimé de peur de se « taper la honte ». Quelques fois on tombe sur un super copain, et il faut pas le lâcher, ça arrive aussi ! Sortez lui la tête de là, il a besoin de vous. Vous allez trouver une solution

La réponse de DMMTV : Pauvre petit bout. Il n’y a pas grand chose à faire contre la méchanceté des autres. Enseignants et parents pourraient leur faire prendre conscience que la méchanceté ne les rend pas plus forts mais vraiment moches. Quant à votre fils, lui montrer que la vie peut être belle sans eux. Lui laisser développer ses activités, se rapprocher des animaux et de la nature. Je suis moi-même Dys et j’ai accompagné mon fils qui vers 8-10 ans, disait aussi qu‘il souhaitait disparaître et que ça serait mieux pour tout le monde. Difficile passage. Mais on apprend à se blinder et on fait avec notre environnement. J’espère de tout cœur que votre fils saura rebondir et trouver du bonheur dans tout ce gris. Soutenez-le et entourez-le de tout votre amour, c’est le mieux que l’on puisse faire en tant que parents.

Vous pouvez à votre tour laissez vos commentaires et témoignages. Merci

Je veux te parler à toi l’enfant avec un TDA.

Le trouble de l’attention, cette difficulté qui t’empêche de te concentrer, qui fait surchauffer ton cerveau, qui te fatigue et qui fatigue les autres : les enfants de ta classe qui aimeraient que tu te taises et que tu arrêtes de bouger, tout comme ton enseignant qui ne sait pas quoi faire de toi, le zébulon qui répond toujours de travers et qui monopolise l’attention !

Ce trouble est une plaie ouverte : elle te fait souffrir. Elle t’empêche d’avoir des copains. Pourtant, tu essayes d’être le roi des gentils, tu es épris de justice, tu défends les autres, tu te mets à leur service mais parfois si maladroitement. Des fois, tu es violent : tu n’as pas les mots pour expliquer ta différence, ton état d’être, alors pour te défendre, tu frappes. Tu le regrettes mais tu ne comprends pas pourquoi tout le monde est après toi, toujours, tout le temps.

Du matin au soir, tu essayes de répondre aux attentes des autres : tu tentes de gérer tes émotions, tes paroles, ta concentration, tes gestes et tout cela t’épuise. Alors il arrive souvent que pour un rien, tu disjonctes. C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. En fait, la pression pour être dans la norme est trop forte. Je sais tout cela.

Tu entends des mots qui te blessent, tu te vois rejeter des groupes, tu voudrais être comme tout le monde, tu voudrais qu’on t’aime et qu’on t’accepte.

Moi, tu me touches et je t’aime pour ce que tu es. Ta souffrance résonne en moi et je sais de quoi tu es capable si pour un peu on essaye de te comprendre et de te soutenir.

Et pourtant et avant tout, tu es créatif, sensible ; tu es bon et altruiste ; tu es intelligent, curieux, volontaire, parfois passionné et tu peux réussir. Je crois en toi.

Merci à vous les enfants TDA qui ont croisé mon chemin et qui m’ont fait grandir. Certains sont désormais des adultes. Ils ont beaucoup de mérite. Notre société ne leur a pas fait de cadeaux, notre méconnaissance sur leurs troubles a rendu leurs parcours compliqués. J’espère que les choses seront plus simples pour les jeunes générations grâce à la vulgarisation et les efforts des associations pour partager des informations et aider à la formation des enseignants.

Je vous glisse un lien qui peut vous permettre d’en apprendre davantage. Il a été rédigé pour les enseignants mais convient également aux AVS et aux parents.

http://www.lyndacorazza.com/TDAH-petit%20guide%20pour%20les%20enseignants.pd

Stéphanie R. – DMMTV

Proposition pour améliorer sa confiance en soi

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Fais toi des petits challenges dans ta tête pour chaque journée et félicite toi de tes réussites !

Pour que ça fonctionne, il est préférable de se concentrer sur une tâche à la fois plutôt que sur plusieurs simultanément.

A chaque réussite, tu peux monter la barre un tout petit peu plus haut. Et quand ça fonctionne bien, tu peux enchaîner les challenges.

Et quand ça fonctionne moins bien, tu réessayes (un autre jour), tu t’acharnes mais jamais tu n’abandonnes !

Exemples de challenge : Aujourd’hui,

Je me servirai de l’eau sans renverser ! 

J‘irai à tel endroit sans me perdre ! 

Je ne me cognerai pas !

Je vais ranger tel coin de ma chambre (ou de ma maison).

Je vais prendre mes rendez-vous.

Je vais rester de bonne humeur quoi qu’il arrive..

Pour que ça fonctionne, il faut choisir des challenges qui te paraissent difficiles mais réalisables même s’ils te demandent beaucoup d’efforts, de concentration…
Inutile d’en parler autour de toi. Si les autres sont attentifs, ils devraient eux-même se rendre compte de tes progrès et de tes efforts.

L’objectif, c’est que tu sois fier(e) de toi et que tu reprennes confiance en tes capacités ! Crois en toi et prends plaisir…Bons challenges !

Stéphanie RONFORT

Dysphasie

La DYSPHASIE :

Définition : trouble du langage oral durable et persistant

expressive : parler / s’exprimer

réceptive : problème d’encodage du son

mixte : à la fois expressive et réceptive

Image : le français est une langue étrangère pour lequel on n’aurait pas de référentiel de comparaison.

Troubles principaux et secondaires :

difficultés d’élocution

troubles de la syntaxe

aucun automatisme lexical

structuration et gestion du temps

tables de multiplication

Solutions et aides :

réduire le bruit ambiant

nommer l’enfant

se mettre à la hauteur

fragmenter les consignes

donner des modèles – des indices

rythmer les messages

utiliser les gestes – les images – les pictogrammes – la méthode Borel Maisonny

alterner actions verbales et manipulatoires

Dyspraxie Visuo-Spatiale : DVS et ses conséquences

La dyspraxie visuo-spatiale est à la fois un trouble de la coordination motrice et un trouble du regard.

Les troubles associés et leurs conséquences sont :

  • une dyslexie visuelle : difficulté pour lire en raison de saccades oculaires
  • une dysgraphie : difficulté à écrire lisiblement et sans fatigue excessive
  • une dyscalculie spatiale : difficulté en géométrie et à se projeter en 2D, 3D
  • une dysorthographie lexicale : difficulté à l’écrit pour appliquer les règles orthographiques et grammaticales qui sont maîtrisées à l’oral.

Un bilan neuropsychologique permet de révéler les causes neurologiques et de définir les conséquences fonctionnelles.

Chaque enfant ou adulte présente des difficultés et un niveau d’atteinte qui lui sont propres. Le bilan est nécessaire pour  mettre en place des remédiations. Il n’est pas nécessaire de toutes les mettre en place en même temps mais de définir qu’elles sont les plus utiles pour l’enfant ou l’adulte au moment T.

Les remédiations possibles : Psychomotricité – Ergothérapie – Orthoptiste – Orthophonie

Pour aller plus loin : http://sylviecastaing.chez.com/dvs%20reperage.pdf

S.RONFORT